Un soin anti-âge dès le biberon ?

80 % des signes de l’âge sont la conséquence des agressions extérieures, la génétique n’étant responsable que des 20 % restants*.Mais à quel âge doit-on commencer à appliquer des crèmes anti-âge ? Dès 3 mois,répondent certains dermatologues avec malice**. Leur conviction : les soins anti-âge les plus efficaces sont… les  produits de protection solaire. Utilisés quotidiennement, ils protègent des effets délétères cutanés, allant jusqu’à affirmer qu’ils évitent à terme le recours à certains actes de médecine et chirurgie esthétique. Leurs recommandations: il n’est jamais trop tard pour adopter le réflexe SPF, à condition de s’assurer que le produit utilisé affiche bien une double protection contre les rayons: un filtre ou écran anti UVB pour se défendre des brûlures du soleil et des actifs anti UVA pour faire barrage au vieillissement cutané accéléré.

Si les américaines ont depuis longtemps déjà adopté le geste de la protection solaire au petit-déjeuner, certains dermatologues français restent réservés. Oui à la protection solaire mais pas au quotidien, l’application systématique pouvant dans certains cas provoquer une sensibilisation cutanée. Une position qui peut peut être changer, de nouvelles découvertes venant bousculer les certitudes. Longtemps considérés comme peu agressifs, les UVA sont désormais identifiés comme les principaux responsables de l’apparition des marqueurs du vieillissement de la peau: perte de fermeté, d’élasticité, apparition de rides et d’imperfections (lentigo…).

Aujourd’hui, ce sont les Infra-Rouge qui sont mis sur la sellette***. Ils ne seraient plus seulement responsables des sensations de chaleur mais provoqueraient des préjudices sérieux à notre peau. En générant des radicaux libres, certains IR altèreraient les fibres de collagène, d’élastine et autres protéines de structure.Or la majorité des produits anti-solaires actuellement disponibles ne revendiquent d’action que contre les UV. Un nouveau marché en prévision…

 

* Biotherm le rappelle d’ailleurs dans sa dernière pub

** dont Jeffrey Dover, professeur associé à la Yale School of Medicine

*** Étude publiée par le « Journal of Investive Dermatology »

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