A qui profite la crème ?

Excellent article du blog: https://2garcons1fille.wordpress.com

Avertissement aux lecteurs : l’ensemble des billets de cette rubrique « Barbara Gourde » auront comme point commun de n’aborder aucun sujet grave, et seront à haute teneur en futilités, poufitudes et niaiseries, autrement appelés « trucs de filles », les filles étant écervelées et superficielles c’est bien connu.

Qu’est-ce qu’un produit cosmétique ? (j’avais prévenu hein, je commence au taquet)
On dénomme ainsi toute substance destinée à être mise en contact avec diverses parties superficielles du corps humain, notamment l’épiderme, les systèmes pileux et capillaires, les ongles, les lèvres, les organes génitaux externes, les dents et la muqueuse buccale ; et ce en vue, exclusivement ou principalement, de les nettoyer, protéger, parfumer, maintenir en bon état, de modifier leur aspect ou d’en « corriger » l’odeur.
Rien de très ambitieux en somme…

Ainsi, la cosmétologie c’est un peu le monde de la grosse marrade, et d’ailleurs jusqu’à des temps finalement assez récents c’était carrément la fête. Un dentifrice au verre pilé, une crème de jour à base de gencive de porc, ou un rouge à lèvres testé sur des anus de lapins Fauve de Bourgogne albinos, pas de problème. Il n’y avait aucune réglementation et l’on pouvait commercialiser à peu près n’importe quoi, n’importe comment, youhouu !

Puis il y a eu la dramatique affaire du talc Morhange, et en 1975 sont apparues les premières réglementations en matière de cosmétiques, qui se sont ensuite alourdies avec le temps. Si bien que maintenant il faut qu’une marque constitue un dossier avant de pouvoir commercialiser un produit. Comme j’en vois certains qui baillent je ne vous détaillerai pas ce que doit contenir le dossier (en gros la composition du machin, les conditions de fabrication et de contrôle du bidule, des évaluations de sécurité du bousin et des preuves d’efficacité du truc).
Sachez que si l’on compare avec ce qui est demandé pour un médicament (études d’efficacité et de tolérance en double-aveugle versus molécule de référence ou placebo, sur animaux, puis volontaires sains, puis malades, puis possesseurs de Renault Fuego), ça reste de la rigolade.
D’ailleurs je ne me prive jamais d’un bon moment de LOL en lisant « qu’efficacité prouvée » peut signifier sérieusement : « amélioration de 28% en moyenne de la fermeté de la peau constatée par auto-évaluation après une période de 17 minutes sur 36 utilisatrices résidant en Charente-Maritime à qui l’on avait offert le produit. » REP A SA le dabigatran ! Un jour faudra que je vous raconte ce que peut vouloir dire « sous contrôle dermatologique ».
Néanmoins en cosmétologie, tout va très vite (enfin non, mais on fait comme si), on nous matraque d’incessantes nouveautés revendiquant toujours plus de douceur/de brillance/de soyeux/de légèreté/de respect du pH/de facilité d’entretien des enjoliveurs/de volume et encore moins de cheveux cassés au brossage… Et tous ces dossiers à remplir c’est quand même beaucoup de temps (et le temps…).

Alors, la question du jour est : « Serait-il possible, par le plus grand des hasards, que des marques différentes nous vendent sous des noms différents des produits qui seraient en fait un peu les mêmes ? » Sans vouloir assassiner le suspense, la réponse est OUI et je m’en vais expliquer pourquoi.
Pour simplifier on peut différencier 3 raisons principales.

1- La copie.
En cosmétologie comme partout, elle existe, on peut donc imaginer qu’un produit qui se vend bien soit ensuite copié par la concurrence, expliquant qu’on puisse retrouver des produits quasi identiques dans des marques différentes. C’est ça, le monde sans pitié des affaires. Et puis aussi ça donne du travail à des petits n’enfants chinois, c’est ça qu’est bien…

2- L’utilisation de sous-traitants en formulation cosmétique.
C’est plus intéressant et moins connu. Souvent des marques à « petit budget » ou soucieuses de vendre des produits à prix attractifs peuvent ne pas formuler elles-mêmes leurs produits. Elles font alors appel à des laboratoires de formulation. Il existe plusieurs laboratoires de ce genre et chacun a dans ses tiroirs des formules prêtes à être commercialisées : nettoyant, crème de jour, crème de nuit, crème entre chien et loup, crème corps, crème main, mascara…
Ces formules ont déjà passé les étapes de tests, et le dossier administratif d’autorisation est prêt à être soumis. Il n’y a plus qu’à ajouter un peu de couleur et de parfum avec un emballage qui va bien pour que le produit puisse être lancé.
Parfois les laboratoires de formulation ont aussi leur chaîne de production et peuvent livrer le produit fini. Ainsi la même crème à laquelle on ajoute en fin de chaîne un parfum différent peut se retrouver commercialisée par des marques très différentes (et à des prix très différents, il en faut pour toutes les bourses, sinon c’est pas drôle).

3- Au sein d’un même groupe, il existe différentes marques.
Ce n’est pas un secret, la plupart des marques de cosmétologie appartiennent à de grands groupes industriels. Je vous laisse si cela vous intéresse allez voir ici ou par exemple l’éventail de marques très différentes au sein d’un même groupe.
Ces géants de la savonnette ont les moyens de recherche et de développement pour concevoir eux-mêmes leurs produits, et il n’est pas rare que des marques différentes d’un même groupe commercialisent des produits aux compositions quasi similaires. Il y a à cela au moins 3 avantages :
…..- Développer un actif, le tester, le breveter prend du temps, coûte de l’argent. L’exploiter ensuite dans un maximum de produits différents, éventuellement au sein de marques différentes du groupe va permettre de le rentabiliser.
…..- Avoir, des actifs communs, voire des formules identiques permet de mutualiser les chaînes de production, de commander des quantités plus importantes… réduisant ainsi les coûts et augmentant les marges.
…..- Enfin, en commercialisant des produits quasi similaires sous des marques à positionnements différents (« grande distribution », « parapharmacie à orientation dermatologique », « parapharmacie à orientation grand public », « parfumerie/luxe » …), on touche ainsi un maximum de consommateurs et on rentabilise au maximum l’investissement initial.
Là encore les produits ne sont pas strictement identiques : la crème de grande surface aura un packaging bas de gamme, un parfum standard ; celle parapharmacie n’aura pas de parfum et un packaging sobre inspirant le sérieux ; celle de parfumerie décorera magnifiquement votre salle de bain et aura un parfum voire une texture plus travaillés. Dans le meilleur des cas, on y aura ajouté un ou deux ingrédients « qualitatifs » (genre des paillettes d’or ou de la semence de panda roux sauvage). Donc oui, on peut trouver à peu de choses près la même crème à 12€ et à 120€… Le jour où je l’ai compris ça a fait une mini révolution dans ma tête, un peu comme quand j’ai compris que (attention spoiler) M. Drummond n’était pas le vrai père d’Arnold et Willy.

Alors on pourrait dire que ce n’est ni un bien ni un mal, que c’est un fait. Moi, je pense plutôt que c’est un mal de notre société de consommation où la logique du profit autorise à nous prendre pour des jambons (c’était la demi-minute militante de ce billet superficiel, rassurez-vous c’est fini).
On peut tout à fait vivre sans prêter la moindre attention à tout cela, et même s’en foutre complètement : je l’ai dit en intro, on est bien d’accord, y a des trucs plus graves dans la vie. On peut aussi dépenser son argent comme on le veut, tout en étant bien conscient du fait que quand on achète un produit de luxe, parfois on achète surtout un joli flacon…
Et ? Bah, et rien en fait, on fait bien ce qu’on veut avec ses cheveux. Mais si jamais on s’y intéresse, on peut regarder de près les compositions et trouver le moyen de consommer plus intelligemment.
J’ai envie de dire qu’on le vaut bien, non ?

 

Les secrets pour vendre des Super Conseillères (de parfumerie) 3/3

Rappel: Mais comment font-elles pour vendre ? Sont-elles surdouées ? Magiciennes aux pouvoirs incroyables ? Rappelons le contexte : chez les conseillères de parfumerie, le premier prix de crème hydratante flirte outrageusement avec le montant du chauffage mensuel et la crème anti-âge débute à 60 euros. Le prix d’un gramme de fard à paupières est plus élevé que celui de substances illicites. On peut tomber à la renverse devant les pots dont l’étiquette indique 3 chiffres (avant la virgule). Plus de 300 euros pour un soin ? Et qui ne fait même pas nuit ? C’est sûr, pour vendre, elles ont un truc.

Elles parlent couramment les VA

Laquelle d’entre-nous ne s’est jamais vu reprocher de ne pas faire assez de VA ? VA, ce sont les fameuses « ventes additionnelles ». Pour faire court, ce sont les ventes qui viennent s’ajouter au premier conseil mais n’ayant pas été forcément clairement exprimées par le client. Quand nous abordons ce point en formation (avec pourtant d’infinies précautions et la délicatesse d’un démineur en pleine action), une mutation frappe immédiatement notre public. Les visages des conseillères et conseillers présents palissent, chacun semble subitement passionné par la mécanique de son stylo et un silence pesant pourrait s’installer sans l’humour salvateur de nos formateurs. Car les VA sont les BN (bêtes noires) des équipes de vente. Trop compliquées, prenant trop de temps, peur de « forcer » le client, crainte d’une addition trop salée… toutes ces objections sont parfaitement justes et compréhensibles. Mais pas pour Super Conseillère. Qui elle, manie le langage des VA avec finesse et brio. Comment ? En ayant compris l’objectif psychologique visé et la règle absolue d’une VA intelligente : mieux répondre au besoin du client lui faire plaisir, lui rendre la vie plus facile. Formuler une suggestion, pas une obligation. Tous les vendeurs de prêt-à-porter pour hommes en ont fait un  quasi-réflexe : proposer une chemise quand un client achète un costume, puis une cravate qui-va-si-bien-mettre-en valeur la dite chemise, la ceinture pour souligner l’ensemble… Du grand art.

Deux méthodes existent pour devenir une star de la VA.

–          Basiquement, en conseillant un produit complémentaire à celui déjà proposé mais ça tout le monde le sait (sans pour autant toujours penser à le faire ou une fois la cliente partie, quel dommage…). Conseiller un soin de nuit pour « potentialiser l’action du soin de jour » ou un gommage pour « faciliter la pénétration du soin minceur ».

–          Une autre technique, plus acrobatique, requiert d’identifier un élément clé dans le discours de la cliente, pouvant amener à proposer un nouveau produit. Imaginons qu’elle soit à la recherche d’un lait corporel mais vous a dit partir bientôt au soleil. Une info bien banale pour un mois de juin mais que la conseillère va précieusement conserver dans un coin de sa tête, tel un signal clignotant indiquant : penser à proposer des solaires…penser à proposer des solaires…penser à… Pour faire le lien entre la fin de son conseil et la proposition de solaires, elle s’appuiera sur la périphrase suivante : « Pour vous qui…avez-vous pensé à ». Donc, « pour vous qui partez au soleil bientôt, avez-vous pensé à … ». A vous d’imaginer et d’enchanter la suite…

Best of Twit

Aliadformation gazouille sur Twitter… (https://twitter.com/Aliadformation). Retrouvez ici nos dernières infos:

1. Traitement anti-ride : Des cellules souches pour effacer les rides ? Depuis 1 an, les essais ont démarré

Une société britannique a développé un nouveau traitement contre les rides qui serait basée sur l’injection de cellules souches issues du sang du patient. Les chercheurs s’apprêtent à démarrer un premier essai clinique pour confirmer ou non son efficacité.
2. Des concombres de mer et des oursins pour combattre les rides
Les neuropeptides produits par certains oursins et concombres de mer leurs permettent de contrôler la dureté et la souplesse du collagène de leurs parois. Des chercheurs britanniques sont ainsi partis à la recherche des gènes qui codent ces fameux peptides, relevant que c’est justement le vieillissement du collagène qui provoque l’apparition des rides chez l’homme.
3. Cause de l’eczéma : le staphylocoque serait-il à l’origine de la maladie ?

Selon des chercheurs américains, le staphylocoque doré pourrait être impliqué dans l’apparition de l’eczéma. Il serait notamment en cause dans la dermatite atopique, une forme d’eczéma qui affecte surtout les nourrissons.
4. La gale humaine, qu’est ce que cette maladie de la peau ? Excellent dossier sur cette infection en recrudescence et qui n’a rien à voir avec un manque d’hygiène…
5. L’eau de Javel, un nouvel anti-âge ? Si, si… Selon des dermatologues américains, l’eau de javel utilisée pour le ménage pourrait aider à réparer la peau endommagée et soulager les brûlures des personnes traitées par radiothérapie.

http://www.topsante.com/beaute-et-soins/soins-anti-age/bons-gestes/leau-de-javel-un-nouvel-anti-age-50381

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6. Kératoses séborrhéiques : comment les supprimer ?

http://www.topsante.com/beaute-et-soins/soins-anti-age/taches-brunes/keratoses-seborrheiques-comment-les-supprimer-50699

 

7. Hygiène dentaire : se brosser les dents deux fois par jour suffit

 

La fin du mystère des doigts ridés

Pourquoi nos doigts se rident-ils dans l’eau ?

C’est un phénomène universel, mais dont la véritable cause n’était pas claire. Jusqu’à maintenant, les scientifiques pensaient que c’était l’eau qui pénétrait à travers la peau qui était responsable du plissement des doigts.
Erreur ! Des chercheurs britanniques de l’université de Newcastle viennent de découvrir le mécanisme mis en jeu et ont émis des hypothèses quant à son utilité.
Pourquoi nos doigts se rident-ils dans l’eau ?Les doigts ridés serviraient à saisir les objets mouillés plus aisément. A travers une expérience simple, les chercheurs ont remarqué que les cobayes aux doigts plissés par l’eau attrapaient plus facilement des billes mouillées que les autres.
De façon imagée, les auteurs de l’étude comparent les rides des doigts aux sillons des pneus qui permettent une meilleure adhérence à la route.
Quelle explication scientifique ?Lorsque nous restons trop longtemps immergés dans l’eau, notre système nerveux central envoie un signal qui va aboutir à la contraction des vaisseaux sanguins digitaux. Ces petits vaisseaux vont donc s’affiner, ce qui entraîne le plissement de la peau.
Et pour les scientifiques, si le système nerveux central entre en jeu, ce n’est pas un hasard. Encore une fois, la nature aurait tout prévu et les doigts ridés seraient le résultat d’une évolution adaptative « aidant nos ancêtres à récolter de la nourriture dans des cours d’eau », par exemple.

Source: http://www.santemagazine.fr/actualite-doigts-rides-dans-l-eau-le-mystere-est-leve-48632.html
Source : “Water-induced finger wrinkles improve handling of wet objects”, Kyriacos Kareklas,Biology Letters,8 janvier 2013.

Les pouvoirs magiques des Super Conseillères 2/3

Rappel: mais comment font-elles pour vendre ? Sont-elles surdouées ? Magiciennes aux pouvoirs incroyables ? En parfumerie, le premier prix de crème hydratante flirte outrageusement avec le montant du chauffage mensuel et la crème anti-âge débute à 60 euros. Le prix d’un gramme de fard à paupières est plus élevé que celui de substances illicites. On peut tomber à la renverse devant les pots dont l’étiquette indique 3 chiffres (avant la virgule). Plus de 300 euros pour un soin ? Et qui ne fait même pas nuit ? C’est sûr, pour vendre, elles ont un truc.

Elles sont entourées de bons génies

Heureusement à leur rescousse, il y a une flopée de formateurs, de consultants qui réfléchissent beaucoup pour faciliter leurs ventes et si possible celles du fabricant pour qui ils travaillent.

Prenons l’exemple de cette marque française de parfumerie. Qui conseille d’offrir une brassée de conseils gratuits, simples, utiles et drôles aux clientes : des astuces pour multiplier les usages possibles du produit, pour obtenir un meilleur résultat ou pour une utilisation plus rapide. Un exemple ? Couvrir son visage d’une serviette chaude avant d’appliquer son masque : dilatation des ostia et donc meilleure pénétration du soin garantis.

Comme les sportifs de haut niveau, elles sont stimulées, entraînées, coachées. Des séances de sketchs de vente se succèdent aux des formations pour faire prendre conscience de l’importance cruciale de la découverte des besoins,  faire amie-amie avec la reformulation, améliorer la fluidité de leurs conseils. Et faire enfin parler la magie que toutes ont en elles. Que nous avons toutes et tous en nous… en cherchant un peu.

Elles ont des filtres d’envoûtement

Elles apparaissent, sourient et le temps d’un battement de cils ont déjà commencé à discuter avec le client. Pour déclencher le dialogue sans tomber dans l’inévitable « est-ce que je peux vous renseigner ? » elles usent d’approches plus directes et moins banales. Leur évitant d’entendre le énième déprimant « Non, merci, je regarde… », surprennant leur interlocuteur, plus habitué à être accueilli par des formules stéréotypées. S’inspirer de leur méthode est facile : lancer à une cliente que vous voyez s’intéresser à un produit particulier : « je vous vois regarder tel soin, le connaissez-vous ? » permet de créer immédiatement un échange. Aucun client n’est jamais resté totalement muet quand on lui pose une question. Et la tentation de répondre est trop grande s’il s’agit de parler de son sujet favori : de lui même. Certains pharmaciens ou responsables de magasins nous ont avoué avoir des difficultés à convaincre leur équipe d’adopter cette nouvelle méthode. La raison ? Tout changement implique une résistance, née de la peur d’abandonner ses anciennes habitudes, aussi peu efficaces soient-elles (mais tellement rassurantes). Comment y arriver ? Tout simplement …en essayant. (Pardon, vous vous attendiez sûrement à un scoop). Promis, aucun client ne s’enfuira ou ne s’estimera passé au détecteur de mensonges. Aucune conseillère n’aura envie de se cacher sous la moquette. Mais un échange plus riche pourra se mettre en place, directement au cœur des préoccupations de votre client. Testez, ressentez et adoptez.

Tous les autres conseils des Super Conseillères dans le prochain article…

Les secrets pour vendre des Super Conseillères (de parfumerie) 1/3

Mais comment font-elles pour vendre ? Sont-elles surdouées ? Magiciennes aux pouvoirs incroyables ? Rappelons le contexte : chez les conseillères de parfumerie, le premier prix de crème hydratante flirte outrageusement avec le montant du chauffage mensuel et la crème anti-âge débute à 60 euros. Le prix d’un gramme de fard à paupières est plus élevé que celui de substances illicites. On peut tomber à la renverse devant les pots dont l’étiquette indique 3 chiffres (avant la virgule). Plus de 300 euros pour un soin ? Et qui ne fait même pas nuit ? C’est sûr, pour vendre, elles ont un truc.

Elles ont 5 méga-pouvoirs : 1 cerveau + 2 oreilles + 1 sourire + 1 look

Louons leur sourire dès l’accueil, rarement pris en défaut. Leur maquillage, impeccable et de réalisé avec finesse qui donne envie immédiatement d’avoir très vite ce rouge, cette ombre et ce mascara.

Admettons que leur dress-code, qu’il soit sportwear ou robe, décline du chic au très très chic.

Reconnaissons, qu’à forte d’écoute et de bienveillance, elles ont fini par se créer des groupes de clientèle fidélissimes, limites groupies.

Inclinons nous, car comme nous, elles doivent mémoriser plusieurs milliers de références. Les mettre à jour, supprimer les disparus et faire entrer les nouveaux promus. Intégrer les dates et la nature des animations. Se souvenir de toutes les références proposées seules ou en coffrets où « le produit tout seul vaut plus cher que le coffret dans lequel il y a pleins de cadeaux en plus, oui Madame c’est possible, non ce n’est pas une erreur ». Comme nous, arriver plus tôt ou avaler son sandwich d’un trait pour pouvoir écouter la messe dite par le représentant de la marque. Qui débarque à l’improviste –en plein rush parfois- pour vanter les mérites de son nouveau produit, « un futur n°1, c’est inévitable ». Bref, comme nous toujours, avoir un ordinateur dans la tête qui a même scanné l’image des conditionnements pour le cas où on lui demanderait ce soin « vous savez, c’est écrit rouge sur blanc. Le nom de la marque ? Ah non, je ne sais plus … ».

Donc, avoir un super Mac dans la tête, des jambes galbées (merci la station debout), une tenue sans fautes notes, un visage parfaitement maquillé.  La gentillesse combinée à l’empathie d’une héroïne de contes de fées. Et les ongles faits.

Prochain article: Super Conseillère passe aux aveux et nous dévoile ses trucs

La mine d’infos: le magazine Aliad Formation

Où trouver des conseils… pour conseiller ? Un gros plan sur une marque vraiment « zéro » conservateurs ? Des conseils en aromathérapie ? Des produits et des découvertes étonnantes venus du monde entier ?

Ici, dans le magazine Aliad Formation. Il est gratuit et il est à vous.

Téléchargez-le ici: Emag_Aliad_Formation.pdf

Bestoftwit

Vous n’avez pas de compte Twitter ? Voici le meilleur des brèves publiées par Aliad Formation réuni ici:
Le calcul de l’IMC est-il faux ?
Aspartame: la fin d’une enquête et pas de risques selon l’Europe
Un jean qui fait minceur ?  C’est le pari de Wrangler
Certaines femmes dotées d’un gène particulier n’ ont pas besoin de déodorant…
Peau et stress: pourquoi de telles interactions ?
Vers la fin des conservateurs bio ? Les remplaçants aux parabènes sources de problèmes dermatologiques constatés

Pour comprendre vos clients, mettez-vous au surf !

Il est temps de dire adieu aux relations conseiller (vendeur) / acheteur traditionnelles et de s’adapter à notre nouvel environnement modelé par le Net:en quelques années de clics, il a profondément transformé le comportement des consommateurs.

En quoi la toile a-t-elle inventé de nouvelles relations, de nouveaux réflexes ? Comment l’officine peut-elle appréhender cette mutation ?

Vite, il est temps de d’attraper la vague Internet avant de faire un Wipe out (1)…:, ce qui , en langage de surfeur signifie …faire une sacrée chute. Le web,par ses infinies possibilités,  a déjà changé la relation avec le client / patient qui a troqué une situation de consommateur pour devenir un «consomm-acteur». Lisez la suite dans notre magazine:http://www.aliadformation.fr/wp-content/uploads/2012/10/Emag_Aliad_Formation_12.pdf

Compléments et produits alimentaires: la fin des promesses

« Je ne reconnais plus mon complément alimentaire ! Il a changé ? » Vos clients vous ont sans doute déjà interpellés sur le sujet. Et leur question est bien légitime. Mais comment y répondre ?  Car l’Europe vient de mettre à plat l’ensemble des messages nutritionnels et santé. Pourquoi une telle évolution ? Comment s’y retrouver et comment adopter de nouveaux comportements en conseil ? Qu’allons-nous pouvoir dire… ou pas ? Le point sur ce dossier qui bouleverse clients et conseillers.

N’avez-vous jamais eu le tournis en faisant vos courses ? 44 000 revendications différentes étaient apparues sur les emballages des produits alimentaires et compléments alimentaires : des yaourts (« bons pour l’intérieur »), des eaux minérales (« pour des os solides »), des jus de pruneaux (sans commentaire), des omégas 3 (« contre les fluctuations de l’humeur ») sans compter tous les produits « sans sucres ajoutés », « riche en fibres »…

Comment expliquer les changements à vos clients ?

Ce sont justement en partie les associations de consommateurs qui ont mis la pression aux autorités européennes afin de clarifier cette offre. Un travail conséquent a été réalisé pour ne retenir que des revendications scientifiquement prouvées et écarter les messages incitant à sur-consommer, peu compréhensibles voire culpabilisateurs (« suis-je vraiment une bonne mère si je n’achète pas ces petits suisses bons pour la croissance de chérubin ? »).. L’Europe : ordonne maintenant aux fabricants d’apporter la preuve scientifique de l’efficacité de leurs produits (et ne plus seulement communiquer sur de simples promesses). Bilan : sur les 44 000 messages recensés, seules 222 allégations sont autorisées. Cette liste (provisoire) contraint les industriels à standardiser leur discours afin de permettre une meilleure transparence pour les consommateurs. Depuis le début du mois (janvier 2013) exit les mentions marketing complètement fantaisistes, pseudo-scientifiques ou vaguement contrôlées. Insistez auprès de vos clients sur le fait que le discours est non maintenant le même pour tous, pour permettre aux consommateurs de s’y retrouver. Et surtout, ses revendications font dorénavant scientifiquement la preuve de leur efficacité.

Quelles sont les informations autorisées et celles qui sont maintenant interdites ?

Les allégations nutritionnelles

–          Si le message indique des mentions comme « source de », « sans », « riche en » (vitamines, minéraux ou fibres par exemple), « faible en » ou « à teneur réduite en » (sucres, sel…) :  cela assure que le produit bénéficie de propriétés nutritionnelles bénéfiques et prouvées.

Les allégations santé très encadrées

–       Si le message indique un lien entre la composition du produit et la santé du consommateur, l’allégation est alors dite « de santé ». Vous pourrez affirmer, preuves à l’appui, que « le calcium peut renforcer les os », « le fer ou la vitamine C contribuent à réduire la fatigue », « le sélénium ou la vitamine E protègent les cellules du stress oxydatif »,  « le zinc permet l’entretien des ongles et des cheveux ». Mais attention à votre discours ! Car l’Europe interdit désormais certaines mentions, du moins écrites, comme par exemple que « le beta-carotène permet de retarder le vieillissement de la peau »

–          Si le message indique que la composition du produit permet de réduire sensiblement un facteur de risque de développement d’une maladie humaine, il s’agira d’une « allégation de santé relative à un risque de maladie ». Pour la première fois, la mention des pathologies sera autorisée sur les denrées alimentaires, mais uniquement après approbation de l’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA). Le message indiqué sur les margarines dont les stérols végétaux aident à « réduire le mauvais cholestérol » est officiellement autorisé (pour une consommation quotidienne d’au moins 0,8 g de stérols végétaux). Mais il n’est plus possible d’affirmer que « les boissons à base de cranberries de préviennent les infections urinaires chez les femmes ».

Est-ce la fin des changements ?

La liste des 222 allégations va être enrichie progressivement. De plus, toutes les denrées alimentaires et compléments alimentaires devront obligatoirement indiquer dès décembre 2016:

–           la valeur énergétique du produit

–          de 6 nutriments en particulier (dans l’ordre: lipides, acides gras saturés, glucides, sucres, protéines et sels)

–           à les exprimer pour 100 g ou de 100 ml de produit

Pour connaître la liste des allégations autorisées (en français):

Journal officiel de l’Union européenne- RÈGLEMENT (UE) N o 432/2012 DE LA COMMISSION du 16 mai 2012 établissant une liste des allégations de santé autorisées portant sur les denrées alimentaires, autres que celles faisant référence à la réduction du risque de maladie ainsi qu’au développement et à la santé infantiles.http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2012:136:0001:0040:FR:PDF

Sources:

http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2006:404:0009:01:FR:HTML

http://www.economie.gouv.fr/files/Nutri-doc_version%20revue.pdf

http://www.chu-montpellier.fr/publication/inter_pub/R226/A12127/NL122012allegations.pdf

Des cosmétiques plein le dressing

Une nouvelle famille de cosmétiques est née proposant une approche inédite du soin : la cosméto-textile ou dermotextile. Peu à peu, cette innovation technologique s’invite non plus dans nos salles de bain mais dans nos dressings.

Greffés sur les fibres des matières textiles, des actifs cosmétiques micro-encapsulés sont libérés de leur enveloppe sous l’action du frottement du tissu contre la peau avant de poursuivre leur chemin au sein des couches cutanées. La gamme des substances pouvant être utilisées semble considérable et permet de viser un éventail de besoins tout aussi impressionnant : hydratation, amincissement, fermeté, fraîcheur, tonus …

Il y quelques années, un nouveau type de sous-vêtements, panty et body, faisait son apparition promettant minceur, fermeté et tonicité aux zones vécues comme étant trop pulpeuses. Si quelques officines ont fait le pari de référencer la gamme, la plupart restaient dubitatives :la technologie était jugée imparfaite et les promesses de résultats tenues pour chimériques.

Le succès dans le réseau de la GMS a facilité l’appropriation de la technologie par le grand public et celui-ci revient à Mixa. Sa gamme.-à petit prix- de shorty imprégnés d’actifs anti-cellulite a été essayée par de nombreuses femmes, attirées par cette culotte surprenante promettant de perdre des centimètres sans efforts.

 

Bientôt, le «total look cosméto-textile»

Portés par l’élan des consommateurs, les innovations se multiplient et les marques ne visent plus seulement nos rondeurs récalcitrantes. Aujourd’hui, il est possible de s’habiller en « total look cosméto-textile » : jeans programme minceur, top façon lait hydratant, bustier anti-fatigue à la vitamine C, chaussettes fraîcheur garanties anti-odeurs, gants nutritifs pour mains sèches…

Certaines idées jugées impossibles ou farfelues il y a encore peu de temps vont à priori bientôt voir le jour : des ceintures de contention boostées aux anti-inflammatoires, des vêtements dopés aux actifs apaisants pour soulager les personnes souffrant d’eczéma ou libérant des senteurs répulsives pour éloigner les moustiques…

L’oreiller qui efface les rides et raffermit la peau

Une fois déshabillés, notre linge de lit est prêt à prendre le relais : les draps traités avec des micro-encapsulations d’huiles essentielles apaisantes faciliteront l’endormissement.

L’oreiller, lui, pourra renforcer (remplacer ?) l’action de votre crème anti-âge. Proposé la société Cupron il est fabriqué avec des micro-encapsulations de cuivre, un actif largement utilisé par les cosmétologues pour son action cicatrisante et régénérante sur les fibres de collagène. Sous la caresse du visage contre l’oreiller, les vésicules éclatent, dispensant le cuivre sur l’épiderme puis dans les profondeurs de la peau pour y dispenser ses bienfaits.

Plusieurs études menées en double aveugle sur 57 à 60 participants pendant 4 et 8 semaines a permis de constater une réduction de la profondeur des rides de 10 % et une amélioration de la fermeté de la peau.

 

Cupron : http://www.cupronsales.com/ Possibilité de télécharger les résumés des études.

D’autres marques : Lytess : www.lytess.com/

Skin Up : www.skin-up.net/

Cosmetic Wear : www.cosmeticwear.com/

Protect derm : www.protecderm.com

Les cosmeto-textiles ou dermotextiles sont réglementés par le BNITH, le Bureau de Normalisation des Industries Textiles et de l’Habillement.

Un soin anti-âge dès le biberon ?

80 % des signes de l’âge sont la conséquence des agressions extérieures, la génétique n’étant responsable que des 20 % restants*.Mais à quel âge doit-on commencer à appliquer des crèmes anti-âge ? Dès 3 mois,répondent certains dermatologues avec malice**. Leur conviction : les soins anti-âge les plus efficaces sont… les  produits de protection solaire. Utilisés quotidiennement, ils protègent des effets délétères cutanés, allant jusqu’à affirmer qu’ils évitent à terme le recours à certains actes de médecine et chirurgie esthétique. Leurs recommandations: il n’est jamais trop tard pour adopter le réflexe SPF, à condition de s’assurer que le produit utilisé affiche bien une double protection contre les rayons: un filtre ou écran anti UVB pour se défendre des brûlures du soleil et des actifs anti UVA pour faire barrage au vieillissement cutané accéléré.

Si les américaines ont depuis longtemps déjà adopté le geste de la protection solaire au petit-déjeuner, certains dermatologues français restent réservés. Oui à la protection solaire mais pas au quotidien, l’application systématique pouvant dans certains cas provoquer une sensibilisation cutanée. Une position qui peut peut être changer, de nouvelles découvertes venant bousculer les certitudes. Longtemps considérés comme peu agressifs, les UVA sont désormais identifiés comme les principaux responsables de l’apparition des marqueurs du vieillissement de la peau: perte de fermeté, d’élasticité, apparition de rides et d’imperfections (lentigo…).

Aujourd’hui, ce sont les Infra-Rouge qui sont mis sur la sellette***. Ils ne seraient plus seulement responsables des sensations de chaleur mais provoqueraient des préjudices sérieux à notre peau. En générant des radicaux libres, certains IR altèreraient les fibres de collagène, d’élastine et autres protéines de structure.Or la majorité des produits anti-solaires actuellement disponibles ne revendiquent d’action que contre les UV. Un nouveau marché en prévision…

 

* Biotherm le rappelle d’ailleurs dans sa dernière pub

** dont Jeffrey Dover, professeur associé à la Yale School of Medicine

*** Étude publiée par le « Journal of Investive Dermatology »

Dentelle et cosmétique

Décalé et délicat, Givenchy a imaginé le premier soin haute couture: un masque de dentelle noire de Calais imprégné d’un soin ultra-liftant.

Il se présente dans un coffret: d’un côté le masque noir,de l’autre le soin. L’effet légèrement occlusif de la dentelle peut aider la peau à mieux profiter du produit. La marque a déjà innové en créant une ligne de cosmétiques aux textures jais. Cette couleur, totalement inhabituelle pour des soins, avait jusqu’à présent été mise à distance par le marketing, redoutant son identité trop marquée et ses connotations sombres. Les consommatrices semblent avoir dépassé leurs craintes. Prix du raffinement: 4 masques, 300 €