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Compléments et produits alimentaires: la fin des promesses

« Je ne reconnais plus mon complément alimentaire ! Il a changé ? » Vos clients vous ont sans doute déjà interpellés sur le sujet. Et leur question est bien légitime. Mais comment y répondre ?  Car l’Europe vient de mettre à plat l’ensemble des messages nutritionnels et santé. Pourquoi une telle évolution ? Comment s’y retrouver et comment adopter de nouveaux comportements en conseil ? Qu’allons-nous pouvoir dire… ou pas ? Le point sur ce dossier qui bouleverse clients et conseillers.

N’avez-vous jamais eu le tournis en faisant vos courses ? 44 000 revendications différentes étaient apparues sur les emballages des produits alimentaires et compléments alimentaires : des yaourts (« bons pour l’intérieur »), des eaux minérales (« pour des os solides »), des jus de pruneaux (sans commentaire), des omégas 3 (« contre les fluctuations de l’humeur ») sans compter tous les produits « sans sucres ajoutés », « riche en fibres »…

Comment expliquer les changements à vos clients ?

Ce sont justement en partie les associations de consommateurs qui ont mis la pression aux autorités européennes afin de clarifier cette offre. Un travail conséquent a été réalisé pour ne retenir que des revendications scientifiquement prouvées et écarter les messages incitant à sur-consommer, peu compréhensibles voire culpabilisateurs (« suis-je vraiment une bonne mère si je n’achète pas ces petits suisses bons pour la croissance de chérubin ? »).. L’Europe : ordonne maintenant aux fabricants d’apporter la preuve scientifique de l’efficacité de leurs produits (et ne plus seulement communiquer sur de simples promesses). Bilan : sur les 44 000 messages recensés, seules 222 allégations sont autorisées. Cette liste (provisoire) contraint les industriels à standardiser leur discours afin de permettre une meilleure transparence pour les consommateurs. Depuis le début du mois (janvier 2013) exit les mentions marketing complètement fantaisistes, pseudo-scientifiques ou vaguement contrôlées. Insistez auprès de vos clients sur le fait que le discours est non maintenant le même pour tous, pour permettre aux consommateurs de s’y retrouver. Et surtout, ses revendications font dorénavant scientifiquement la preuve de leur efficacité.

Quelles sont les informations autorisées et celles qui sont maintenant interdites ?

Les allégations nutritionnelles

–          Si le message indique des mentions comme « source de », « sans », « riche en » (vitamines, minéraux ou fibres par exemple), « faible en » ou « à teneur réduite en » (sucres, sel…) :  cela assure que le produit bénéficie de propriétés nutritionnelles bénéfiques et prouvées.

Les allégations santé très encadrées

–       Si le message indique un lien entre la composition du produit et la santé du consommateur, l’allégation est alors dite « de santé ». Vous pourrez affirmer, preuves à l’appui, que « le calcium peut renforcer les os », « le fer ou la vitamine C contribuent à réduire la fatigue », « le sélénium ou la vitamine E protègent les cellules du stress oxydatif »,  « le zinc permet l’entretien des ongles et des cheveux ». Mais attention à votre discours ! Car l’Europe interdit désormais certaines mentions, du moins écrites, comme par exemple que « le beta-carotène permet de retarder le vieillissement de la peau »

–          Si le message indique que la composition du produit permet de réduire sensiblement un facteur de risque de développement d’une maladie humaine, il s’agira d’une « allégation de santé relative à un risque de maladie ». Pour la première fois, la mention des pathologies sera autorisée sur les denrées alimentaires, mais uniquement après approbation de l’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA). Le message indiqué sur les margarines dont les stérols végétaux aident à « réduire le mauvais cholestérol » est officiellement autorisé (pour une consommation quotidienne d’au moins 0,8 g de stérols végétaux). Mais il n’est plus possible d’affirmer que « les boissons à base de cranberries de préviennent les infections urinaires chez les femmes ».

Est-ce la fin des changements ?

La liste des 222 allégations va être enrichie progressivement. De plus, toutes les denrées alimentaires et compléments alimentaires devront obligatoirement indiquer dès décembre 2016:

–           la valeur énergétique du produit

–          de 6 nutriments en particulier (dans l’ordre: lipides, acides gras saturés, glucides, sucres, protéines et sels)

–           à les exprimer pour 100 g ou de 100 ml de produit

Pour connaître la liste des allégations autorisées (en français):

Journal officiel de l’Union européenne- RÈGLEMENT (UE) N o 432/2012 DE LA COMMISSION du 16 mai 2012 établissant une liste des allégations de santé autorisées portant sur les denrées alimentaires, autres que celles faisant référence à la réduction du risque de maladie ainsi qu’au développement et à la santé infantiles.http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2012:136:0001:0040:FR:PDF

Sources:

http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2006:404:0009:01:FR:HTML

http://www.economie.gouv.fr/files/Nutri-doc_version%20revue.pdf

http://www.chu-montpellier.fr/publication/inter_pub/R226/A12127/NL122012allegations.pdf

Un soin anti-âge dès le biberon ?

80 % des signes de l’âge sont la conséquence des agressions extérieures, la génétique n’étant responsable que des 20 % restants*.Mais à quel âge doit-on commencer à appliquer des crèmes anti-âge ? Dès 3 mois,répondent certains dermatologues avec malice**. Leur conviction : les soins anti-âge les plus efficaces sont… les  produits de protection solaire. Utilisés quotidiennement, ils protègent des effets délétères cutanés, allant jusqu’à affirmer qu’ils évitent à terme le recours à certains actes de médecine et chirurgie esthétique. Leurs recommandations: il n’est jamais trop tard pour adopter le réflexe SPF, à condition de s’assurer que le produit utilisé affiche bien une double protection contre les rayons: un filtre ou écran anti UVB pour se défendre des brûlures du soleil et des actifs anti UVA pour faire barrage au vieillissement cutané accéléré.

Si les américaines ont depuis longtemps déjà adopté le geste de la protection solaire au petit-déjeuner, certains dermatologues français restent réservés. Oui à la protection solaire mais pas au quotidien, l’application systématique pouvant dans certains cas provoquer une sensibilisation cutanée. Une position qui peut peut être changer, de nouvelles découvertes venant bousculer les certitudes. Longtemps considérés comme peu agressifs, les UVA sont désormais identifiés comme les principaux responsables de l’apparition des marqueurs du vieillissement de la peau: perte de fermeté, d’élasticité, apparition de rides et d’imperfections (lentigo…).

Aujourd’hui, ce sont les Infra-Rouge qui sont mis sur la sellette***. Ils ne seraient plus seulement responsables des sensations de chaleur mais provoqueraient des préjudices sérieux à notre peau. En générant des radicaux libres, certains IR altèreraient les fibres de collagène, d’élastine et autres protéines de structure.Or la majorité des produits anti-solaires actuellement disponibles ne revendiquent d’action que contre les UV. Un nouveau marché en prévision…

 

* Biotherm le rappelle d’ailleurs dans sa dernière pub

** dont Jeffrey Dover, professeur associé à la Yale School of Medicine

*** Étude publiée par le « Journal of Investive Dermatology »